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 La verticale de la lune

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Date d'inscription : 13/06/2015


MessageSujet: La verticale de la lune   Sam 13 Juin - 20:38

Erween Gaarder

Une petite citation



nom ; Gaarder, deux lettre, une syllabe enchantés qui parcoure les lèvres mordorées, Gaarder le conservateur feu du musée, l'on pointait du doigt la petite fée. ~ prénom  ; Erween tremble les flocons, la mère alors lui a offert les cieux de lait, nuageux, cotonneux de la volupté ; le gel protecteur du mystère ; mais Erween délicate de glace est construite.. ~ âge  ; Quatorze ans rétorque-t-elle aux détracteurs, ceux qui la regarde telle une pestiférée ; d'autre se meurent, des chiffres éblouis, c'est qu'elle est jalouse la jouvencelle, dans les affres d'une obscurité.. ~ origines  ; Là, à Tromso, Norvégienne ; ses longs cheveux d'ébène épousent les courbes gourmandes de l'oiselle, la neige se bruisse aux pas vaporeux du cadavre mouvant.. ~ métier  ; Collégienne, lycéenne ; intelligente l'enfant qui sautait les classes par son allure impériale. Trente années essoufflées par contorsions brimés d'un au-delà ignoré ; tandis que le monde avançait, tournait dans ce manège assommé. ~ orientation sexuelle  ; Elle goûterait aux charmes des nymphes dans cette intimité étourdie, les corps qui se déploient au plaisir des fleurs étincelantes. Elle boit au frisson des rigidités masculines, les contrées charnelles parcourues des doigts timides. . ~ statut matrimonial  ; Seule aux fragments des joies, le bonheur incertain éteint dans les vertiges d'une nocturne narquoise, seules depuis trois décennies dans ce caveau bruni par les larmes translucides des proches ; l'oubli puis la misère, le retour enfin. Seule, solitaire ; les mots grognons qui lui viennent en tête lorsqu'on ose lui poser la question.. ~ caractère  ; Possessive - Jalouse - Réservée - Créative - Indépendante - Froide - Cruelle - Fantasque - Attentionnée - Généreuse - Mordante - Persévérante. ~ les morts, tu en penses quoi?  ; réponse ici (pour les humain). ~ Comment réagis-tu à ton don ?  réponse ici (pour les médiums et les saints) ;  ~ Ton groupe ; Never Let Me Go.


Des plantes qu'elle distille dans les couloirs, caresse les corolles humides de ses compagnes d'un geste délicat ; ses cheveux s'embrument du parfum des délices, les rouges passions qui valsent dans les ondes nébuleuses de sa chevelure de glace. - Des neiges elle en fabrique des oeuvres ; fée des forêts, le sac au dos rempli de mets, posé à terre, cette terre qui chavire le coeur de la pimprenelle. Des feuilles, des branches, de la couleur qu'elle métamorphose pour ouvrager des visages connus, méconnus ; des heures qui passent, la montre oubliée dans le gouffre de la toile. Elle admire le soir vêtu de ses inspirations, retourne à la maison, poussiéreuse de l'enfant sauvage. - Des rêves, elle ne distingue pas cette réalité demandée. Elle croit aussi, petite fille, les événements inexplicables, refuse la dominance de la rationalité. Convaincue elle cherche à persuader, surtout le frère, de ses logiques fantasques, irréelle d'un esprit libre d'imaginaire. - Elle donne l'amour comme le beurre de la bergerie, elle donne les mots doux aux proches de ses dérives ; des lettres qui s'écarquillent aux feutres francs, des phrases qu'elle construit, un bâtiment d'éloge ; elle s'immole dans les draps de la dépendance, attend les compliments ses agates transpercent le saint alors qu'elle n'obtient rien. C'est la porte qui claque fermement, douloureusement dans la chambre paradisiaque. - Elle garde un mobile de cristal, des voiles enveloppant le lit de la princesse, elle s'enroule dans les vestiges mielleux des songes amusés, d'un croquis quelques fois qu'elle partage dans les marges de ses cahiers abandonnés. Figée, pétrifiée, fixée, enracinée ; elle sanglote l'immobilité durant les après-midis de repos, n'écoute personne, un embrun de violon dans les sphères étoilées de son plafond. - Pianiste, ses phalanges grésillent les incantations, des mélodies composées, privées, qu'elle ne cesse de chanter du bout des lippes peintes d'une rosée vernie. Les hymnes s'étirent, se tissent, s'accomplissent dans l'immensité de la salle de musique. Implacable juge d'elle-même qui ne remarque pas le talent envoûtant. - Mal et bien se conjuguent dans une parade exquise d'incompréhension, elle prend les débauches d'argument, tire et pousse les pics de brousse ; une philosophie qu'elle condamne, celle des lois cartésiennes qu'elle arbore.


ton pseudo : Vagabonde. ~ âge : 22 ans je suis une vieille . ~ pays : le beau pays de France. ~ fréquence de connexion : Tous les jours, 24/24 heures, tout le temps. ~ comment t'es arrivé ici? : Par les revenants. ~ un commentaire? : Ben c'est qu'il est bien beau le petit.
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Date d'inscription : 13/06/2015


MessageSujet: Re: La verticale de la lune   Sam 13 Juin - 20:38

Ton histoire

Une petite citation



« Tu ne nous rejoins pas ? On peut faire le chemin ensemble si tu veux ? » Des filles qui la regardent, la soie hypocrite dans les gorges de lait âcre, cette litanie d’un son entendu, haï ; l’enfant secoue la tête ses cheveux auréole de boucle sur ses reins vagabondent. Silencieuse, figée dans les seins des arbres, encerclée par les symboles affriolants d’une fin de semaine laborieuse, son sac sur les épaules alors qu’elle traverse calmement le parc boisé, entend encore les murmures assourdissant, insectes facétieux qui pointe sur le bout des doigts la victime affligée par les démoniaques camarades. Des chuchotements vagues sourdes lui parviennent en tornade, des larmes qui s’affectent dans les agates mouillées du chérubin rejeté ; son malheur de faire peur, effrayante, disgraciée. Elle hausse le poids de la différence, ses épaules trempées des rumeurs injectées ; dans la cour empêtrée des bruits sordides, des batailles cruelles, des baisers stupides, la fillette s’assoit toujours un roman aux mains gelées, la couverture écornée, usée, maltraitée par l’amour courtois qu’elle offre aux phrases et, quelques fois, les stylos qui copient dans un carnet de cuir les sentences perçant le cœur d’une reconnaissance ; des autres qu’elle méconnait pour l’appétit philosophique. La jalouse-t-on, elle en doute, ses pensées dérivent aux enchantements des histoires fictives, des aventures sur les marges en français, elle apprend, navigue les langues comme un talent exploité, puis le prof de piano de son dos sculpté, un plaisir pour ses iris pétillantes. Jamais la neige ne parle, elle observe, flotte dans les mers incandescentes de la volupté, retourne chez elle, la clef à la serrure pour retrouver le frère, la moitié effleurée.

Les pas qui s’ébruitent dans les couloirs du logis, des poutres au plafond où le chat s’accroche de ses griffes, l’enfant qui s’essouffle, affalée sur le canapé de cuir, des chaussures fidèles dispersées dans la pièce réchauffée. « Elle t’aimait pas de toute façon. Tu l’aimais pas. » Paroles colériques adressées à l’aîné, les yeux ébouillanté de jalousie ; possessive Erween qui hausse les épaules et partage son attention sur la bande dessinée. Un mot de trop alors, la goutte au Graal qui s’efface, se détruit, choc qui grossit, les bousculades qui décèdent dans les gestes brusques, hautains. Les gifles volent lorsque le courroux de la petite fille choyée explose aux marées, âpre odeur gercée coulant le long des vertèbres excitées. Ce sont les guerres d’un frère et d’une sœur, sempiternelles litanies de calvaire, la blessée toujours, la colombe égarée aux émotions volcaniques, lui qui possède le double d’un âge ravagé. L’amour qu’elle ressent pour lui, elle lui offre sans mesure égale, hoche son visage affectueux, acquiesce aux ordres dominants, donne les trésors de son âme naufragée. D’une séparation lorsque les parents d’un œil clairvoyant avaient vu les perditions de leurs enfants ; elle avait hurlé quelques secondes dans l’oreiller de coton ciel, puis calme et resplendissante n’avait augmenté le timbre de sa voix au dernier diner des épousailles. Ce qu’elle espérait, c’était le monde créé à deux, loin parfois dans les lueurs spectrales de la cheminée chaleureuse, assis tous deux sur la moquette, une histoire aux paumes, un baiser sur les joues. De ses petites amies qu’il ramène, chaque week-end de soupirs elle découvrait l’effroyable oubli du frère, dans ses tripes tourbillonnait la trahison exécrable, terrifiante de l’abandon d’une moitié. Ce qu’elle a fait aujourd’hui… rien de plus qu’un message adressé.

L’on dit que les âmes partent vers les étoiles, voûte céleste enveloppée de gourmandise, quand elle lève les yeux vers les lumières aphrodisiaques l’enfant s’imagine un pays lointain peuplé des champs de délice, des harpes qui foisonnent l’harmonie délicate, des compagnes peignée des étoffes luxuriantes, merveilles aux doigts qui égratignent la parure d’or. Sur la croisade de retour, l’hiver séduit la gamine émerveillée, ses doigts timides effleurent la peau des flocons éphémères, le svelte corps navigue dans les eaux tendres d’un pâturage figé ; et se cogne sur le boiteux sage le visage rougi par fixité de la distance arborée. Un pardon s’échappe volatile d’entre ses coquilles vernies, sa gorge apaisée de la promesse du gardien protecteur, quelques paroles encore pour questionner les nouvelles car de celui qu’elle a percuté elle connait le faciès l’ange ailé, poli, réservée. La voix devient suppliante, les bras ballants et les agates élevés vers le psaume de l’aide, quand les larmes glissent pluie des impuissances, quand les coups sur le cou de la petite fille serre à en crever, quand le bâton du désir enlève l’innocence ; elle se meurt étranglée. Dans une poubelle qu’il la jette poupée démembrée, ses membres raides, brisés ; l’esprit décédé ; ce n’est plus qu’une carcasse trempé, enterrée, sanglotée par les proches de la juvénile.

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